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TRAVAILLER AVEC LE JEUNE “ D’OU IL VIENT ”
Pour pouvoir comprendre ce qui est difficile aujourd’hui, il nous faut bien interroger sur d’où ils viennent. Nous appelons ça le retour en arrière.
Le retour en arrière concerne l’ensemble de la vie d’un jeune : sa famille, ses anciens établissements scolaires, les maisons de quartier, les centres de formation, les différentes institutions d’hébergement.
Ces rencontres peuvent être téléphoniques ou physiques.
Le jeune peut entendre de ses proches (devenus souvent lointains) comment ils ont vécu, compris les mêmes bouts d’histoire partagés.
C’est l’occasion de reprendre le génogramme, de le compléter, de l’enrichir.
Sur les 109 jeunes avec qui nous avons travaillé en 2004, 8 d’entre eux seulement avaient moins de 18 ans . 45 % de ces 109 jeunes étaient hébergés de façon précaire ou même SDF à l’entrée dans l’Espace.
Leur proposer de rencontrer avec eux leur famille pour faire le point les surprend, la famille aussi s’étonne et les rencontres se déroulent permettant de renouer des liens, de retrouver du sens.
Nous avons travaillé avec le jeune et sa famille pour 68 d’entre eux. La moyenne des rendez-vous familiaux est de 2,89 entretiens par jeune.

16 familles ont été jointes par téléphone régulièrement ; pour les 7 jeunes ont obtenu l’asile sur le territoire, nous n’avons jamais joint leur famille restée au pays dont ils n’ont plus de nouvelles alors qu’ils en sont très demandeurs.
Pour 18 jeunes, aucun contact n’ont pu être organisé par refus du jeune lui même.
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